• Saint-Martin-Boulogne
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Histoire de la commune

Histoire

L'histoire de la commune de Saint-Martin-Boulogne est étroitement liée à celle de Boulogne-sur-Mer. Elle doit son nom à la paroisse et à l'église qui la desservait, dédiée à Saint-Martin, qui semble avoir connu une dévotion particulière dans le milieu des marins-pêcheurs. Cette première église était située extra-muros, par rapport à la ville fortifiée, au pied des remparts, approximativement là où l'on a construit le fer à cheval du château. Elle semble avoir été détruite lors de la prise de Boulogne par les Anglais en 1544. Elle fut réédifiée dans le hameau de Dringhen, sur la route de Bédouâtre vers 1550.

À l'époque médiévale et moderne, Saint-Martin-Boulogne voit la construction de grandes fermes fortifiées et autres manoirs, possessions des grands seigneurs et de l'abbaye Notre-Dame. Le manoir de Moulin l'Abbé, le plus ancien de tous ceux du Boulonnais, date du XIVème siècle. Il présente des détails de sculpture dignes d'intérêt. Le moulin à vent, tout proche date lui du XVème siècle, il fut longtemps le mieux conservé du Boulonnais. Des possessions seigneuriales du Bédouâtre mentionnées très tôt, il ne reste que peu de choses.

 

Le petit château du début du XVIIème siècle a été démoli en 1902. Il ne demeure que la ferme, qui formait une première enceinte. Au milieu du corps de logis s'élève une tour rectangulaire en grès, datant de 1656. Au XVIIème siècle, Abot de Bazinghen doit agrandir sa propriété de la Caucherie. De nouvelles dépendances sont construites et un jardin au dessin de Le Notre est installé, faisant du château de la Caucherie une des demeures les plus remarquables.

 

 

Au moment de la Révolution Française, Saint-Martin qui dépendait entièrement du bailliage de Boulogne, ne comptait guère plus de 170 feux. Lorsque fut organisé le District de Boulogne, Saint-Martin devint chef-lieu de canton, comprenant les communes de Baincthun et Questringhen, Beuvrequen, Conteville, Échinghen, Maninghen, Offrethun, Pernes, Pittefaux, Wacquinghen et Wimille, avec une population estimée en 1800 de 4 521 habitants et 1 193 pour le chef-lieu. Il est à noter que sous la Terreur, Saint-Martin prit le nom de Montagne-lès-Boulogne.

 

Avec le développement extraordinaire de Boulogne au cours du XIXème siècle, les communes environnantes connaissent une forte poussée démographique. Il fallut alors penser à édifier une nouvelle église, qui permettrait de recevoir tous les fidèles. Une souscription fut lancée avec le concours de MM. de Bazinghen, Édouard Latteux, de Préville et Barbaux. La commune et la fabrique fournirent leurs subventions et le monastère de la Visitation donna le terrain. La première pierre fut posée le 10 février 1848 et l'édifice put solennellement être béni par M. Parisis le 28 août 1852.

 

À la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle, Saint-Martin devient un vaste espace de loisirs pour la bourgeoisie boulonnaise : champs de course de l'Inquétrie, course automobile (circuit de Boulogne), de vastes résidences secondaires sont édifiées. La Première Guerre mondiale vient profondément marquer la commune. Saint-Martin voit s'implanter les camps des troupes canadiennes, anglaises et indiennes. L'emplacement de l'hôpital militaire provisoire, où furent incinérés et enterrés les 339 soldats hindous et égyptiens donna lieu au cimetière militaire de Meerut, inauguré le 13 mai 1922 par le roi George V et sir Douglas Haig (pour le visiter il est indispensable de passer à l’accueil de la mairie afin d'y retirer les clefs). De plus, Saint-Martin va subir les bombardements aériens allemands. Le hameau d'Ostrohove sera particulièrement touché puisque l'explosion d'un obus y fera cinq victimes (une plaque commémorative a été déposée). Au total plus de 200 enfants de Saint-Martin-Boulogne vont périr sur les fronts de la Grande Guerre. Grâce à une souscription, le monument aux morts est édifié, il est inauguré le 11 septembre 1921, par le maire Léon Théry, le sous-préfet Laban, MM. Farjon, Abrami et Canu.

 

L'entre-deux-guerres est à nouveau une période propice pour la commune. De nombreuses artères voient le jour. Pour répondre aux besoins d'une population toujours croissante, la construction d'un nouvel hôtel de ville est décidée. La villa Duhotoy est rachetée et après modifications, elle est inaugurée en mairie en 1932.

 

La Seconde Guerre mondiale vient à nouveau frapper durement la commune, plus de 400 bombardements, plus de 80% des habitations sont touchées. 38 militaires et 80 civils auront donné leur vie... Encore une fois, Saint-Martin s'est révélée être un lieu stratégique. De terribles combats s'y déroulent, car la commune est un passage obligé pour la prise par les Allemands, en 1944, de la citadelle de Boulogne. De plus, l'état-major allemand ayant installé une redoutable Division contre avion, sur le site du Mont-Lambert, l'enjeu de Saint-Martin est important. La commune recevra une citation militaire le 11 novembre 1948.

 

C'est lors de la reconstruction que les édiles vont s'atteler à la Libération. Peu à peu, les plaies de cette dernière épreuve se referment. Saint-Martin redevient une ville prospère. Disposant de vastes espaces, la commune voit s'installer de nombreuses entreprises lui permettant de se développer. Aujourd'hui, la commune est redevenue un enjeu incontournable pour le développement du boulonnais : espaces résidentiels, zones industrielles et commerciales, axes de transport, espaces de loisirs...